AILLEURS ON MARCHE OU PAS
La Gay Pride de Riga (Lettonie) s’est déroulée sans que les manifestants LGBT ne soient, cette année, blessés, aspergés d’excréments ou d’œufs, grâce à une impressionnante protection policière. Mais le défilé a dû se dérouler dans un parc fermé pour l’occasion et la manifestation homophobe et son festival « Le monde contre l’homosexualité » organisés en parallèle ont rencontré un vif succès.
A Bucarest (Roumanie) aussi, la Pride a pu se tenir fin mai, mais 700 policiers ont été mobilisés pour encadrer 300 manifestants LGBT. Les opposants, aussi nombreux que les manifestants, ont jeté des pierres et des pétards et seuls des tirs de gaz lacrymogène ont pu en venir à bout.
De son côté l’organisateur de la Gay Pride de Moscou a été condamné le 9 juin pour obstruction à la circulation et désobéissance aux forces de l’ordre. Le Maire de Moscou n’ayant pas autorisé la Pride, les extrémistes de droite et religieux n’ont pas hésité à frapper les quelques militants LGBT russes et étrangers présents. La police a, sans ménagement et sans faire de distinction, embarqué les militants LGBT et leurs agresseurs.
A Budapest (Hongrie) , pour la Pride de juillet les forces de police ont été présentes en grand nombre, encadrant le cortège jusqu'à l'arrivée. Pourtant, les contre manifestants au début invisibles, ont rapidement commencé à se rassembler et à défiler sur les trottoirs à gauche et à droite des marcheurs : intégristes et nationalistes , bandes de skins, vielles femmes jouant de la crécelle, mais aussi jeunes couples et familles, proférant invectives et injures, faisant le salut nazi et projetant crachats, oeufs mais aussi pierres, bouteilles sur les marcheurs …
De son côté en Israël si la pride de Tel-Aviv a pu se dérouler, les organisateurs de la Pride de Jérusalem, interdite en 2006, ont longtemps été plongés dans une grande incertitude. Le Parlement israélien ayant adopté en première lecture un projet de loi visant à interdire la Pride dans Jérusalem , un texte inspiré par le Maire de Jérusalem, juif religieux orthodoxe. Finalement la police de Jérusalem a simultanément autorisé la tenue de la Pride dans Jérusalem et un rassemblement d’ultra orthodoxes opposés à cette « abomination » à l’entrée de la ville. En 2005, trois participants avaient été poignardés par un ultra orthodoxe.
Ainsi dans beaucoup de villes, y compris en Europe , il est encore difficile d’organiser sereinement une Pride LGBT et c’est sans parler de très nombreux pays dans le monde ou telle manifestation est totalement impossible.